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Concertation entre les Cellules d’Interpellation Citoyenne de Padéma et de Cassou

Le mardi 11 novembre 2015, s’est tenu dans la salle de conférence du centre d’accueil Marie Immaculée de Ouagadougou, une rencontre d’échange et de partage d’expériences. Initiée par le Groupe de Recherche et d’action sur le Foncier (GRAF), ladite rencontre a été un cadre d’échange entre la Confédération Paysanne du Faso (CPF), Oxfam et les Cellules d’Interpellation Citoyenne (CIC) des communes rurales Padéma et de Cassou.

Ce creuset de partage d’expériences a été ponctué par l’exposé des difficultés que les CIC rencontrent dans la conduite de leurs activités et l’éventualité d’une mise en œuvre d’actions concertées en vue de faire des plaidoyers avec l’appui des partenaires.

Dans le cadre de l’exécution de son programme d’accompagnement des cellules d’interpellation citoyenne dans le domaine du foncier, le GRAF a organisé un cadre d’échange et de partage d’expérience.

Cette rencontre visait principalement deux objectifs. Il s’est agi d’une part de faire le point de la délivrance de documents fonciers, et d’autre part de développer un système de réseautage pour permettre aux cellules de tisser des relations avec les structures intervenant dans le foncier et celles qui peuvent les appuyer dans la conduite d’un plaidoyer.

Au total, 29 personnes ont pris part à ce cadre de concertation. Il s’agissait de représentants des deux communes, Padéma dans le Houet et Cassou dans le Ziro, de la Confédération Paysanne du Faso (CPF), d’Oxfam au Burkina et du Groupe de Recherche et d’Action sur le Foncier, le GRAF.

Des localités différentes avec des difficultés similaires

Les échanges se sont déroulés dans trois langues à savoir le français, le mooré et le dioula, avec un traducteur pour chaque groupe, afin de permettre à tous d’être sur la même longueur d’onde.

Bien que les cellules d’interpellation citoyennes proviennent de deux localités différentes et même éloignées, elles rencontrent les mêmes difficultés qui sont entre autres :

  • la méconnaissance des lois sur le foncier, en l’occurrence la loi 034 portant Régime Foncier Rural
  • le dysfonctionnement des services fonciers ruraux (SFR) tout comme les Commissions Foncières Villageoises (CFV) et les Commissions de Conciliation foncière villageoise (CCFV) lié à l’ignorance de leurs rôles,
  • et à la lourdeur des procédures au niveau des services domaniaux dans la délivrance des attestions de possession foncière rurale (APFR).

Autant de difficultés qui compliquent la tâche des cellules d’interpellation citoyenne. Mais ce n’est pas tout.

Pour M. Mahamadou KABORE, rapporteur de la Cellule d’Interpellation Citoyenne de Cassou, le manque de suivi des formations et l’insuffisance des séances de recyclage, l’absence de registres au niveau des mairies et des services domaniaux, la non délimitation des villages et la non possession par de nombreuses personnes de documents d’identité (extraits de naissance et cartes nationales d’identité burkinabé, CNIB) compliquent davantage la délivrance d’APFR.

Quant au rapporteur de Padéma, M. Seydou KONATE, il a évoqué avec insistance la méfiance mutuelle entre autochtones et allochtones, chaque partie pensant que la loi est venue pour déposséder un camp au détriment de l’autre.

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