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Foncier : ce que propose Adama Kanazoé pour résorber les problèmes

Adama Kanazoé, candidat de l'Alliance des Jeunes pour l'Indépendance et la République (AJIR) à l'élection présidentielle du 29 novembre 2015
Adama Kanazoé, candidat de l’Alliance des Jeunes pour l’Indépendance et la République (AJIR) à l’élection présidentielle du 29 novembre 2015

Offrir à chaque Burkinabè un toit, lutter contre la spéculation foncière, soutenir à la fois l’agrobusiness et l’agriculture familiale… Voici présentée la vision du plus jeune des candidats à l’élection présidentielle du 29 novembre 2015, Adama Kanazoé, concernant le foncier.

Le président de l’Alliance des Jeunes pour l’Indépendance et la République (AJIR) promet, s’il est élu Président du Faso, de mettre en place des structures solides à même de résorber durablement les conflits fonciers.

Pour lui, il est important que l’Etat s’implique davantage dans le règlement des conflits fonciers qui représentent un risque majeur pour la paix sociale. « C’est une question, qui dans notre programme, occupe une place importante parce qu’il faut lui trouver des solutions pour faire en sorte que ces conflits fonciers ne deviennent pas un véritable facteur d’embrasement au niveau social. Les pays sont nombreux à côté de nous où aujourd’hui la question du foncier constitue une véritable pomme discorde entre les  populations », prévient-il.

Pour Adama Kanazoé, les principaux risques sont la spéculation foncière et la mauvaise gouvernance foncière qui entrainent des heurts fréquents entre éleveurs et agriculteurs.

Pour y remédier, il propose la création d’instances de règlements alternatifs à la justice formelle. « Ce que nous allons mettre en avant, surtout c’est le mécanisme alternatif de règlement des conflits. Nous avons compris que de plus en plus ces conflits-là réglés d’un point de vue de la justice traditionnel ne répondent pas aux expressions des populations donc il faudra que nous passions par des formes alternatives notamment des négociations en mettant en place des cellules villageoises de gestion de ce type de conflit », a-t-il précisé.

Agrobusiness ou exploitation familial, choix pas vraiment tranché

Adama kanazoé n’a pas vraiment tranché entre l’agrobusiness et l’exploitation familiale. S’il s’insurge contre l’accaparement des terres il n’est pas du tout opposé l’agrobusiness. Pour lui, l’idée est bonne mais la politique a été mal mise en œuvre. « Il y a eu une politique de retour à la terre qui avaient donc été initiés par l’Etat. Seulement vous savez ce type de politique nécessite des accompagnements, vous savez que la question des débouchés est par exemple l’une des principales raisons de l’échec de ses politiques-là », analyse-t-il.

Concernant les agrobusinessmen qui ont acquis des terres sans pour autant les mettre en valeur, pas de panique, le jeune candidat n’est pas un adepte de l’expropriation. « Il ne faut pas aller non plus dans un schéma d’expropriation. Il faut plus tôt dans un espace de parallélisme des formes faire en sorte que nous puissions avoir des solutions ou ceux qui sont détenteurs de ces terres ou ils les mettent en valeur maintenant ou ils trouvent des personnes qui vont les mettre en valeur, le temps qu’eux-mêmes soient prêts à reprendre du poil de la bête. Je pense que c’est ce type de compromis qu’il faut envisager », affirme-t-il.

C’est dans la recherche du compromis qu’il pense que l’exploitation familiale et l’agrobusiness sont deux formes de production qui peuvent coexister pour le bien de l’agriculture.

Selon lui, l’une des solutions est l’augmentation des périmètres aménagés afin de faire diminuer la pression foncière. « Il faut mettre à disposition plus des terres arables et également au niveau des agrobusiness men il faut jouer le rôle. Il faut absolument que le rôle de catalyseur de la production, le rôle de producteur grandeur nature soit joué par ces derniers. Egalement au niveau de l’agriculture familiale, il faut qu’on trouve les moyens pour que justement des espaces nouveaux soient créés pour que l’un dans l’autre chacun puisse trouver son compte », conclut-il.

Des lotissements qui bénéficient à tous

Dans la vision du président de l’AJIR, chaque Burkinabè doit avoir un toit. Pour cela, il convient de mettre fin aux anciennes pratiques illicites. Il préconise le plafonnement pour lutter contre la spéculation.

Il avance que « dans notre programme, pour nous cette question doit être résorbée notamment en luttant contre tous ceux qui font la spéculation sur le terrain et en plafonnant le coût des terrains. Qu’il ait une informatisation du cadastre pour éviter que des personnes cumulent à elles seules plusieurs parcelles et surtout également établir une justice au niveau de la redistribution ».

Le candidat de l’AJIR promet également de trouver une solution au problème des zones « non-loties » qui sont devenues, selon son expression, des « ghettos ». Adama Kanazoé assure que la justice et la transparence seront au cœur de son action s’il est élu président. Pour cela, il n’hésitera pas à employer la méthode forte. « Il faut faire en sorte que ces gens-là qui ont accumulé de milliers de parcelles soient tout simplement exproprier de ces parcelles pour que ses parcelles soient reversées au niveau de la collectivité. Qu’on puisse redistribuer à toutes ces familles qui ont été entre griffe endeuillées par l’attitude apathique de leurs frères de leurs sœurs », assure-t-il.

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